One Land Many Faces

Projet : coopération artistique et citoyenne ,associant Allemagne, Belgique, Espagne, France, Hongrie, Royaume Uni (avec des contributions artistiques de Corée du Sud et des Etats Unis) sur la notion d’identité européenne en construction

Période : 2013-2015

Partenaires :
La Transplanisphère (France)
Maison de la Création (Belgique)
Bildung und Integration (Allemagne)
Ortzai Teatro (Espagne)
Sin Arts (Hongrie)
Volcano Theater (Royaume Uni)
Institut Français (France)

Soutiens :
Programme Culture de l’Union Européenne
Région Ile de France
Fondation Hipprocrène

 

 

Comment construire une identité européenne alors que l’essentiel des nations de l’Union s’interrogent encore sur leur propre identité ?

Au moment où la crise exacerbe les tensions, quelle histoire les peuples d’Europe veulent-ils encore écrire ensemble ? Rêvent-ils de fusion, de fédération ou d’indépendance ? Perçoivent-ils l’écho lointain d’un vieux continent qui se déchirait 100 ans plus tôt ? Enfin, quel regard le reste du monde porte-t’il aujourd’hui sur ce « petit » territoire Européen autrefois dominant, si riche et si contrasté, en quête d’une identité nouvelle entre multi et interculturel ?

Ces questions souvent débattues par les politiques ou les universitaires vont être saisies par des artistes et des citoyens pour être transposées sur scène.

Le spectacle comme moyen d’interroger le monde, mais aussi comme outil d’échange, de confrontation par le dialogue, l’écriture et la création. Aux participants comme aux publics du projet, la question sera posée de leur sentiments d’appartenance à un peuple, une nation et enfin à l’Europe. Quelle identité se sont-ils forgée jusqu’ici, et quelle histoire sont-ils prêts à se raconter, à rêver ?

Cinq auteurs ont ouvert le bal de ce processus de création. Trois auteurs européens associés à deux auteurs du Monde (Corée du Sud, États Unis), chacun issu de cultures profondément touchées par la question de la coexistence des peuples et par la division, capables de porter un regard décalé sur cette Europe qui les intrigue tant. Ensemble, ils ont déjà mené des résidences à Berlin, Budapest, Swansea et Vitoria Gaseiz avec deux artistes associés au projet. Ils ont échangé, débattu au travers d’ateliers d’écriture, de workshops avec des étudiants, de rencontres avec des experts pour puiser l’inspiration d’une écriture nouvelle.

Forte de ces cinq textes, une équipe artistique a pris le relais et créé un spectacle. Venus de Belgique, Espagne, Grande Bretagne, Allemagne, Hongrie et France, ces artistes ont composé un Cabaret, prolongeant l’écriture et la portant sur scène en histoires et en chansons. La forme fragmentée des textes a donné lieu à des expressions tour à tour poétiques ou politiques, pamphlétaires ou documentaires. Le dispositif singulier permis par la forme cabarétique a ouvert un dialogue inédit et stimulant avec le public.

Au travers d’une expérience partagée, des artistes et des citoyens d’Europe ont essayé de s’affranchir de leurs frontières identitaires, géographiques, historiques ou même psychologiques pour interroger ensemble leur identité européenne. Avec ce projet, les initiateurs ont aussi tenté l’expérience d’une citoyenneté artistique renouvelée en Europe.

One Land Many Faces, retour sur l’expérience

L’objectif du projet étaient de poser la question de l’identité européenne en construction dans un contexte où de nombreuses “identités nationales” sont déjà controversées. Au moment de la conception du projet, les enjeux de la crise économique et sociale était au cœur du débat européen. Entre temps, les questions relatives à l’arrivée massive de réfugiés ont pris une place inédite dans nos sociétés.

D’une certaine façon, le projet cherchait à comprendre quelle Histoire les peuples européens veulent ils écrire ensemble ? Comment sont ils prêts à vivre la multiculturalité de fait qui transforme l’Union ? Les questions liées à l’afflux des réfugiés sont venues démultiplier considérablement ces enjeux.

Le théâtre et la musique avaient été choisis comme vecteur d’expression du projet. Le spectacle vu comme un espace public ouvert pour interroger le monde. Les disciplines du spectacle explorée comme autant de moyens de relier les artistes entre eux, puis d’associer le public non pas seulement comme spectateur mais comme acteur du projet : débat, écriture, composition musicale, mise en scène, interprétation, partage.

Les artistes associés comme les publics représentaient de nombreuses origines européennes, souvent métissées. Ensemble, ils avaient pour objectif de se poser la question de l’appartenance à un peuple, une nation et à l’Europe. Ils se posaient la question de l’identité qui s’était déjà forgée, de l’histoire qu’ils pouvaient raconter, de la façon dont elle était aujourd’hui “traversée” ou peut-être “déplacée” dans le contexte de l’arrivée des réfugiés. Quelle appartenance et quel devenir ?

En mettant ses différents point en perspective, on peut penser que l’objectif principal du projet a été accompli en permettant aux participants des différents pays de focaliser leur attention sur les enjeux de l’identité dans une perspective européenne. Le projet leur a notamment permis de confronter une perception de long terme (quelle est mon identité personnelle, locale, régionale, nationale, européenne ?) dans un contexte de crise des réfugiés qui bouscule depuis peu ces perceptions, mais qui promet d’être durable au point de jouer un rôle important dans la définition de l’identité en mouvement et donc de l’avenir européen.

  • Un autre objectif du projet One Land Many Faces était de permettre une large mobilitié transnationale des personnes impliquées dans le projet. L’objectif a été atteint de diverses manières. Les 6 co-organisateurs se sont réunis à Bruxelles, Paris puis Berlin à la fin du projet afin de mener les réunions de conduite du projet. Mais ce sont surtout les artistes qui ont pu bénéficier très largement de la dimension européenne du projet et du partenariat associant 6 pays. Les 5 auteurs ont pu bénéficier de résidences de recherche et d’écriture (2 semaines) dans 4 des 6 pays du projets (Allemagne, Hongrie, Royaume Uni, Espagne), tandis que les 9 membres de l’équipe de mise en scène et d’interprétation ont mené deux résidences longues (4 semaines chacunes) dans les deux pays restant (Belgique et France). L’ensemble des artistes ont aussi tourné dans les 6 pays (durant 4 semaines) et pu partager largement leur expériences avec les publics locaux.
  • La circulation des œuvres et produits artistiques issus du projet était aussi l’un des objectifs de One Land Many Faces. Les textes écrits et les œuvres musicales ont circulé dans l’ensemble des pays partenaires. Elles ont été accessibles aux publics en représentation, mais elle ont aussi servies de base aux ateliers avec les publics amateurs adultes, les étudiants et les jeunes. Cet “usage” très concret des œuvres sonores et textuelles a permis une grande appropriation par les publics. Enfin, les œuvres ont été accessibles sur internet via le site dédié et les publications sur youtube.
  • Dans le cadre de l’Année Européenne des citoyens, le projet questionnait l’identité européenne et les identités nationales et communautaires. Comme nous l’avions imaginé, le projet a provoqué des discussions sur la définition de la citoyenneté dans ses dimensions nationales (souvent bien connues) ou Européenne (plutôt méconnues). Le débat sur le statut des réfugiés a posé des question sur les degré de citoyenneté de chacun dans le système européen, et aussi posé la question de l’appartenance : suis je citoyen de mon pays et/ou citoyen européen. Les réfugiés accueilli par l’Europe peuvent ils devenir européens, ou bien deviennent ils citoyen du pays qui les accueillent au bout de leur périple.

Dan Friedman, Jean Bofane, Borbala Sebok, Kwang-Lim Kim à Berlin

Résultats

9 textes littéraires écrits par 5 auteurs différents, d’Europe et du monde :

Jean Bofane (Belgique-Congo), Dan Friedman (USA), Kwang-lim Kim (Corée du Sud), Borbála Sebők (Hongrie) and Andreas Wrosch (Allemagne).

Les auteurs ont écrit en Français, Anglais, Allemand ou Hongrois ; l’auteur Coréen ayant choisi l’anglais plutôt que sa propre langue. Après une semaine de résidence à Berlin au début du projet, ils ont défini avec les directeurs artistiques un cadre de travail dans lequel écrire et donner une cohérence au différentes œuvres.

 

Elsolatogatas (Première rencontre) de Borbála Sebők (Hongrie)

Un mère hongroise de Budapest rend visite pour la première fois à sa fille qui s’est installée à Berlin. Deux générations dialoguent sur l’Europe en construction : enjeux politiques, économiques et surtout sentimentaux. Faut-il rester en Hongrie ou partir, quand tant de générations se sont posées la question déjà ? Quel futur offre l’Europe ?

 

Bebi Europa (Baby Europe) de Borbála Sebők (Hongrie)

Un bébé sans parents est trouvé dans un bateau de migrants arrivant sur les côtes espagnoles. Son histoire fait la une des journaux européens, alimente les débats publics, et devient un cas d’école pour l’administration du Bruxelles. La mère et la fille de la séquence précédente débattent sur leur désir d’adopter l’enfant

 

A shit story of camp Yellowstars (une histoire de m… au camp de l’Etoile Jaune), par Kwang Lim Kim (Corée du Sud)

Des jeunes recrues arrivent au Camp Yellowstars avec pour mission de monter la garde autour du drapeau sacré de l’Union Européenne. Pour récompense, ils auront l’argent et la gloire (au risque de perdre certains aspects de leur identité composite). Tout va bien dans le camp jusqu’à ce qu’une des recrues se laisse aller à un acte dont on ne comprend s’il s’agit d’une faiblesse ou d’une provocation, mais qui va ébranler les certitudes du camp.

 

Eurea, ce n’est pas la révolution qui gronde ? de Jean Bofane (Belgique/Congo)

Dans un pays lointain, la reine Eurea donne naissance à un enfant qu’elle ne veut pas reconnaître. Dans un contexte trouble de décadence et fin de règne, le royaume est débordé par un afflux massif de migrants qui manifestent jusque sous les frontières du Palais. L’administration cherche une solution tandis que chacun s’interroge : qui est le père de l’enfant ?

 

The secret (le secret) de Dan Friedman (USA)

Un maître de Cérémonie (MC) s’adresse au public pour livrer son secret : l’Europe est dans le monde. Il est contredit par la soudaine apparition du Monde lui même, lui expliquant doucement que c’est maintenant le Monde qui est en Europe, et que les choses vont changer. Un dialogue surréaliste débute alors entre ces deux figures devisant sur le destin de l’Europe.

 

Europe’s Ghosts (Les fantômes de l’Europe) de Dan Friedman (USA)

Le maître de Cérémonie reçoit en rêve la visite des fantômes du passé et du futur de l’Europe. Chacun le bouscule sur ces certitudes aussi bien sur l’histoire du continent que sur les perspectives d’avenir.

 

European Soap Opera de Andreas Wrosh (Allemagne)

Une grande famille européenne : le fils, la mère, le grand-père, la femme de ménage, le beau-père, la tante d’Angleterre, le vieil amant, l’urne de l’arrière grand-mère. L’arrière grand-mère a fondé il y a des années une entreprise familiale. Un empire de la saucisse. La pièce tourne autour d’un vote important qui doit décider du sort futur de l’entreprise.

 

Walter de Andreas Wrosh (Allemagne)

Un grand père clochard harangue le public devant la salle et va s’introduire dans le théâtre au début de la représentation pour réclamer d’avoir sa part du gâteau de la richesse européenne.

 

Ces textes ont été compilés dans une publication disponible en ligne sur Amazon publishing.

 

Créations pour la scène

 

Les textes écrits par les 5 auteurs ont été adaptés pour la scène, mis en jeux et en musique par l’équipe d’interprètes pluridisciplinaires composé de :

Mise en scène : Bruno Freyssinet (France). Direction musicale : Michael Wolteche (Belgique), collaboration artistique : Arthur Navellou (France), Pak Yan Lau, musicienne (Belgique), Donna Males, actrice (Royaume Uni), Forbon N’Zakimuena, performer (France), Iker Ortiz de Zarate, acteur (Espagne), Natasa Stork, actrice (Hongrie), Jessica Walther-Gabory, actrice (Allemagne).

Pour la création à Paris, Carreau du Temple, une première version du spectacle a associé l’ensemble des textes pour une représentation de 1h30 environ. En tournée, l’équipe a pris le parti de présenter les œuvres en alternance sous forme de programme conçu au cas par cas en fonction du lieu de représentation, de la langue parlée par le public et des ateliers associés.


Workshops.

Pour ce projet, une attention particulière a été portée sur l’offre de workshops ambitieux à destinations des publics amateurs adultes, étudiants et jeunes. Selon le pays, le contexte de l’actualité ou le public invité, les ateliers ont pris différentes formes. La musique et le travail sonore a été souvent privilégié pour permettre des expériences chorales et être ensuite utilisé lors des représentations. Car les ateliers étaient organisés de sorte que les publics y participant puissent ensuite assister et contribuer à la représentation qui accueillait un public plus large.

Pour One Land Many Faces, la dimension workshop a connu une ampleur inédite pour les structures partenaires, pour certaines peu habituées à proposer aux publics des activités “amateur” reliée à des spectacles professionnels.

Pour la France, par exemple, le projet a provoqué une expérience locale associant 5 partenaires en région parisienne (Collectif Canal) qui ont mené une série de 8 ateliers conjoints permettant à des publics très différents de se rencontrer et de questionner ensemble la notion d’identité. En septembre 2015, une “délégation” issue de cette expérience est même venue à Bruxelles lors de la tournée de la troupe européenne de OLMF pour vivre un atelier avec les artistes du spectacle et des membres de la communauté du partenaire local Maison de la Création. Une occasion unique de “sentir” l’Europe et de la “pratiquer” de façon créative.

 

Débats

Les après-représentations et certains ateliers ont permis des moments de débat avec les publics qui ont porté la plupart du temps sur la crise des réfugiés. Il était significatif de constater à quel point les régions d’Europe visitées vivaient différemment cette question, en particulier du fait de leur position géographique. En septembre 2015, les débats qui se sont déroulés à Budapest et Berlin étaient évidemment davantage reliés à la traversée des réfugiés en Europe que ceux de Vitoria Gasteiz ou Swansea. A Bruxelles, notre hôte a même organisé un atelier spécialement dans le camp du Parc Maximilien, en plein centre ville, avec la participation de réfugiés irakien et afghan et de médiateurs d’une ONG responsable.

 

Site web et web documentaire

Les différentes étapes du projet ont été documentées et ont fait l’objet de différentes vidéo retraçant les étapes du projet sur le site onelandmanyfaces.eu.

Des interviews des auteurs associés au projet ont permis de montrer différents points de vue sur l’Europe vécue de l’intérieur, à cheval sur l’intérieur, l’extérieur, ou à cheval sur les deux points de vue. D’autres vidéos ont permis de montrer la variété des expériences menées en workshops avec des publics très différents (adultes impliqués dans la vie citoyenne à Vitoria Gasteiz, étudiants à Budapest, lycéens à Swansea, réfugiés à Bruxelles, etc.).

 

Impact

 

a – One Land Many Faces a contribué à sensibiliser de nombreux européens sur le rôle de la création artistique et plus particulièrement du spectacle vivant dans le débat politique. Il a proposé une rencontre ouverte et stimulante entre art et société, création et citoyenneté. Les acteurs du projets (artistes, organisateurs, publics participants) ont pu expérimenter ensemble une forme d’alternative au militantisme telle que le propose la société civile pour un “activisme pacifique” par la création artistique.

b – Le projet a proposé une perspective concrète pour incarner l’identité européenne en construction confrontée aux identités d’Europe et du Monde, en particulier en permettant la rencontre d’artistes eux mêmes métis exprimant la variété des peuples d’Europe reliés au monde. De surcroît, il a aussi favorisé un dialogue entre citoyens d’horizons, de générations et d’origines très différents

c – Le projet a démontré par l’exemple le rôle possible de l’Union Européenne dans la construction d’une identité commune, en favorisant la mise en œuvre de ce type d’expériences transversales qui ne pourraient pas voir le jour sans son soutien.

 

Le parcours du projet

 

Kick off meeting des partenaires européens / Belgique / Bruxelles

Maison de la Création, Jacques-Yves Le Docte

14-17 Octobre 2013

Les différents partenaires se sont rassemblés à la Maison de la Création, située dans le quartier de Laken dans le Nord de Bruxelles. Ils ont partagé sur les différents aspects du projet, dans ses dimensions artistiques bien entendu, mais aussi dans ses dimensions de production et de communication.

Cette réunion a été décalée de quelques jours par rapport au planning initial pour permettre à l’équipe de la Transplanisphère de participer au Kick off day de l’agence EACEA et de pouvoir partager les acquis de cette réunion.

Résidences d’auteurs / Berlin / Allemagne

Bildung Und Integration e.V, Holger Gumz

9-15 Décembre 2013

Les 5 auteurs associés se sont réunis à Berlin avec le metteur en scène et le directeur musical du projet pour débattre des enjeux du projet et poser les bases du travail d’écriture à réaliser. Ils ont aussi visiter différent lieux symboliques de l’identité Allemande et de l’identité Européenne, et rencontré des personnalités susceptible de nourrir leurs réflexions.

Cette activité a été décalée de quelques jours par rapport au planning initial du fait de contraintes d’agenda des auteurs invités.

 

Tournée des auteurs en Europe

SIN Arts & Culture Nonprofit – Nagy Zoltan / Budapest / Hongrie

Volcano Theatre – Hannah William / Swansea / UK, Pays de Galles

Ortzai – Iker Ortiz de Zarate / Vitoria Gasteiz / Espagne, Pays Basque

 

3 sessions parallèles 16-22 Décembre 2013

Les auteurs sont répartis sur 3 des villes partenaires du projet et travaille sur place pour élaborer l’écriture de leur future pièce. Ils rencontrent des groupes locaux (artistes, jeunes…). Ils animent des ateliers.

 

Hongrie. Sin Arts / Jean Bofane et Dan Friedman

 

Swansea, Volcano Theatre / Andreas Wroesh

 

Vitoria Gasteiz, Ortzai Theatre / Kwang Lim Kim et Borbala Sebok.

 

Période d’écriture

Les 5 auteurs travaillent en autonomie et préparent chacun leurs textes. Ils vont produire différents textes, les envoyer en lecture intermédiaire à l’équipe artistique, puis délivrer une version finale.

Certains auteurs suivent la ligne imaginées à la fin de la rencontre de Berlin, à savoir que chacun devra écrire deux scènes relativement d’une durée de 10’ environ. D’autres choisissent d’écrire une seule pièce plus longue qui pourra être fragmentée.

Sans s’être concertés, les auteurs choisissent tous de traiter la question des migrations et des réfugiés, qu’ils considèrent comme un aspect clef de la construction identitaire de l’Europe.

 

Premières Répétitions

15 Sept / 6 Oct. 2014. Durant 3 semaines, l’équipe artistique pour la scène est réunie pour la première fois, avec 6 interprètes représentant chacun un des pays partenaires. La période est aussi l’occasion d’offrir des ateliers publics. Elle est conclue par une présentation du work in progress à la Maison de la Création. Les images de cette présentation sont diffusées comme trailer pour la future création à Paris.

Lien Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=ECkw-1dtk90

 

Rencontre des partenaires

Elle est reprogrammée à Paris lors de la création en Février 2015 au Carreau du Temple. Elle permet de mettre en place les activités de dissémination du projet, et surtout de partager avec les partenaires les choix de l’équipe artistique de proposer une tournée privilégiant les workshops publics. Les partenaires peuvent aussi s’entendre sur un calendrier réaliste de tournée prévue 8 mois plus tard.

 

Répétitions

12 au 29 Janvier 2015. A Paris, Le Carreau du Temple récemment ouvert donne à l’équipe ses studios de répétition pour créer la première version du spectacle One Land Many Faces. Certaines répétitions sont ouvertes aux publics. Le contexte social est particulièrement lourd compte tenu des attentats de Charlie Hebdo qui viennent d’avoir lieu, sachant que l’épicentre des manifestations (Place de la République) est à 300 mètres du Théâtre.

Premières à Paris

du 30 Janvier au 4 février 2015. Cette version propose 1h30 de spectacle musical dans un dispositif scénique quadri frontal. Les auteurs sont invités à Paris pour découvrir la façon dont leurs pièces ont été adaptées et combinées. Ils rencontrent également les publics. Pour chaque représentation, un groupe de public est invité à participer à un atelier préalable dans les heures qui précédent le spectacle, associant également les interprètes européens. Ces participants/acteurs sont ensuite impliqués dans plusieurs moments du spectacle pour interagir avec les artistes sur scène, devant les autres spectateurs.

Tournée

7 Septembre – 3 Octobre 2015

Le principe est de débuter la tournée par quelques jours de “reprise de contact” permettant de mettre en place les conditions de la tournée. L’équipe fait le choix de considérer les différents pièces des auteurs comme un répertoire qui sera joué de façon différente selon les pays d’accueil et les ateliers menés en amont avec les publics.

Si Paris s’était déroulé dans le contexte des attentats de Charlie Hebdo, la tournée se déroule en pleine crise des réfugiés, avec notamment les situation humanitaires terribles en méditerranée et en Europe de l’Est.

L’équipe se retrouve d’abord à Vitoria Gasteiz (Pays Basque Espagnol), puis se rend à Berlin, Budapest, Bruxelles et enfin Swansea. Chaque étape est l’occasion d’expériences spécifiques organisées par les partenaires locaux.

 

Rencontre des partenaires

Elle se déroule durant l’étape Berlinoise de la tournée. Les partenaires peuvent notamment exprimer leur réaction quant à l’actualité du projet dans un contexte européens ou les enjeux identitaire sont très forts.

 

Film documentaire (tournage/montage)

Plutôt qu’un long film documentaire ayant peu de chances d’être regardé dans son entier sur le web, les partenaires décident de privilégier le tournage et montage de plusieurs films évoquant différents moments du projet.

Video links:

 

 

 

 

 

 The « products » of the project

 

Les « produits » du projet

 

  • Des ateliers et débats ont été réalisés dans chaque pays au rythme des résidences et des représentations publiques. Les partenaires se sont investi pour permettre la rencontre de nouveaux publics qu’ils ne touchaient pas habituellement. A Paris, chaque workshop a ciblé un type de public différent. Jeunes lycéens, étudiants, adultes amateurs, jeunes artistes émergeants… A Berlin, parmi les différents ateliers, une expérience spécifique a été menée associant des jeunes allemands, français et russes [Annexe Planche photo #12]. En Hongrie, un atelier a invité des étudiants hongrois de retour d’études en Europe ou aux Etats Unis, vivant très concrètement la question du désir d’immigration intra européenne [Annexe Planche photo #13]. A Bruxelles, un atelier exceptionnel a été mené grâce aux médiateurs du partenaire belge qui ont établi la relation avec les médiateurs du camp de réfugié du Parc Maximilien pour permettre la mise en œuvre d’un atelier original avec des jeunes irakiens et afghans [Annexe Planche photo #14]. A Swansea, le partenaire a convaincu un grand lycée d’une ville de la périphérie d’associer 3 classes à option artistique (musique, danse et théâtre) de rencontrer l’ensemble de l’équipe artistique en tournée pour une journée pleine d’atelier se terminant par une restitution festive [Annexe Planche photo #15].

 

  • Des textes écrits par 5 auteurs reconnus, rassemblés dans une publication accessible sur le web. Ces œuvres ont énormément inspiré l’équipe artistique et les participants aux ateliers et sont devenu le matériau de base pour l’ensemble de l’expérience. L’idée d’associer deux auteurs extra européens et un auteur afro-européen a permis aussi une mise en perspective très riche de notre identité européenne en construction vue “de l’extérieur”. [Texte en annexe]

 

  • Un spectacle One Land Many Faces en tournée, et une série de moments participatifs conçus avec des amateurs locaux (cf workshops ci dessus). La durée de l’expérience a permis à l’équipe de mener plusieurs phases de recherche sur le forme du spectacle. Lors de la tournée finale, ils ont adopté une structure modulable qui s’adaptait au pays de représentation et le public concerné, notamment en terme de langue parlées ou comprises par les publics. [Annexe Planche photo #11 à 15]

 

  • Une série de films documentaire filmés au cours des différentes étapes du projet dans les différents pays accessible sur le web. Pour ces films, le Volcano Theatre a joué un rôle actif en proposant des vidéos originales et personnelles, venues compléter les films déjà produits par la Transplanisphère.

 

  • Un site web riche des écrits, images et vidéos collectés tout au long du projet : onelandmanyfaces.eu

 

  • Un projet complémentaire est venu se construire dans le cadre de One Land Many Faces : le Collectif Canal. Il a permis une coopération inédite entre compagnies artistiques de Paris et sa banlieue, en lien avec le partenaire Belge du projet. Ce Collectif continue de mener des actions aujourd’hui et permet de pérenniser l’expérience OLMF au-delà de la durée du projet européen. [Annexe Planche photo #10]

 

« Produits » immatériels

 

  • Une mise en perspective nouvelle de l’identité européenne et des identités d’Europe et du Monde, avec un focus sur la question liées à la crise des réfugiés.
  • Une rencontre ouverte et stimulante entre art et société, création et citoyenneté.
  • Un dialogue inédit entre citoyen d’horizon et d’origines différents : auteurs, artistes, jeunes et société civile citoyenne
  • Un renforcement du rôle de l’Europe dans la construction de l’identité de chacun, ainsi que du rôle de l’Union dans la capacité à déclencher des projets transversaux novateurs. Cette expérience a notamment permis à la Transplanisphère de concevoir un nouveau projet européen “Here We Are!” soumis à l’appel Europe Creative en Janvier 2018.