World Crisis Theatre

[:fr]Projet : coopération européenne artistique et citoyenne entre Allemagne, France, Grèce, Islande, Italie Portugal et Suède sur le thème de la crise financière et ses conséquences en Europe

Site web : worldcrisistheatre.com

Durée : 2012-2014

Partenaires principaux :
La Transplanisphère (France, coordinateur)
Studio Ledra (Grèce)
Ex Quorum (Portugal)
Vera-Liv (Islande)
International Theatre (Italie)
Teatermaskinen (Suède)
Bildung & Integration (Allemagne)

Soutiens :
UE / Programme Culture volet 1.2.1 – projets de Coopération
Région Ile de France
Fondation Hippocrène
Mairie de Paris (Label Paris Europe)
Spedidam
OFAJ-DFJW
DG Artes

Partenaires FR :
Carreau du Temple (Paris)
Institut d’Etudes Politiques de Paris / section Culture – projets collectifs
Jeune Théâtre National (Paris)
Ensatt – Ecole Nationale des Arts et Techniques du Théâtre (Lyon)
ESAD (Ecole Spérieure d’Art Dramatique, Paris)
Fijad
Parlement Européen des Jeunes (Paris – Europe)

 

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La crise financière de 2008 s’est transformée en crise économique, crise des états et crise de société. Les conséquences du crash étaient à l’œuvre en Europe et dans le monde sous des formes très variées, à la fois économiques, sociales et politiques.

Comment trouver un sens, comment s’approprier un sujet aussi vaste et insaisissable ? Pourquoi concevoir une démarche artistique et citoyenne permettant de réagir à ce monde qui nous inspire souvent des sentiments de peur, d’injustice ou de révolte ?

 

The European Crisis Games, conçu et mis en scène par Bruno Freyssinet, en tournée à Evora (Portugal)

 

World Crisis Theatre proposait d’associer des artistes, des jeunes et des représentants de la société civile originaires de 7 pays Européens : Allemagne, France, Grèce, Islande, Italie Portugal et Suède, tous concernés par la crise à des degrés élevés. Ce sont des structures de taille, de statut et de pratiques artistiques différentes qui se sont associées autour de ce projet

L’objectif était de mener une réflexion commune à travers d’une enquête et d’une expérience artistique. Parmi les résultats du projet : la création d’une pièce de théâtre sur les origines de la crise financière associée à l’écriture et la représentation d’une seconde pièce sur les conséquences de cette crise. D’autres pièces ont également été crées dans certains pays particpants (Italie, Portugal, Suède)

Le projet a débuter en 2011 puis a pris une dimension européenne de 2012 à 2014.

Au travers de cette expérience, des citoyens d’Europe se sont interrogés sur un phénomène qui a bouleverse leurs économies, leurs sociétés et leur perception du monde. Ensemble, il ont aboutir à la création d’une œuvre ouverte, positive et stimulante.

 

Génèse

En septembre 2009, nous souhaitions inscrire l’exploration de la crise financière dans les projets de la compagnie La Transplanisphère. Nous disposions à ce moment de l’exemple de la pièce The Power of Yes écrite par le dramaturge anglais David Hare, dont la compagnie avait monté Stuff Happens en 2008 aux Amandiers de Nanterre.

La démarche documentaire singulière adoptée par David Hare pour écrire sa pièce a inspiré le projet World Crisis Theatre mené ensuite par la Transplanisphère. Dès 2011, nous avons organisé une rencontre étudiante à Nanterre qui cherchait déjà à questionner la crise, associant 25 jeunes européens venus de la London School of Economics, La Freï Universtitat Berlin, Galatasaray Istanbul et Sciences Po Paris. Ce projet était associé à un travail d’atelier avec des jeunes lycéens et étudiants de Nanterre. Ces expériences avaient déjà abouti à des propositions théâtrales.

À la suite de cela nous avons lancé une initiative de coopération internationale qui a associe des équipes artistiques de 7 pays européens afin de questionner ensemble la crise. Nous avons alors élargi les pistes de travail afin d’aborder la crise de la dette, la crise sociale et la radicalisation des rapports entre européens consécutifs à cette crise (notamment Nord/Sud). Ce second projet était soutenu par le programme Culture de la Commission Européenne. Il s’est terminé en juin 2014.

Pour l’Ile de France, nous avons imaginé une proposition spécifique pour l’année 2014 qui a associé des partenaires et des participants régionaux. Avec différents public lycéens, étudiants et adultes, nous avons expérimenté la richesse de la création artistique confrontée à l’expression politique, avec en toile de fond la relation du projet avec l’Europe et le monde. Concrètement, World Crisis Theatre en Ile de France a permis une série de workshops avec les public et des représentations en Ile de France d’un spectacle The European Crisis Games ainsi que d’une installation La Crise au Ventre.

Le projet World Crisis Theatre

 

Le projet étudiant de préfiguration

avec le soutien de la Délégation Jeunesse 92 et du Programme européen Peja

 

World Crisis Theatre a proposé, en février 2011, la rencontre d’une semaine entre artistes professionnels et jeunes étudiants venant de 4 pays d’Europe (Allemagne, France, Grande Bretagne et Turquie). Leur ambition commune était la création d’une petite forme théâtrale sur la crise financière. Le projet s’est appuyé sur la pièce du dramaturge anglais David Hare The Power of Yes, une enquête documentaire au cœur de la crise financière telle qu’elle a été vécue en Grande Bretagne.

workshop et présentation à Nanterre-Amandiers, débat à l’Agora de Nanterre, présentation à Sciences Po Paris, fév. 2011

 

Le volet étudiant du projet a été conçu avec un groupe d’étudiants de Master de Sciences Po Paris dans le cadre du Projet Collectif World Crisis Theatre. Avec l’appui de la Transplanisphère, Ils ont obtenu une aide européenne jeunesse (PEJA) pour organiser avec la Transplanisphère une rencontre d’étudiants de 4 universités européennes de Berlin (Freie), Istanbul (Galatasaray), Londres (London School of Economics) et Paris (Sciences Po). La rencontre s’est déroulée en février 2011 à Nanterre et Paris.

Un volet lycéen a aussi été organisé par la Transplanisphère. Il a réuni un groupe de 15 lycéens volontaires issus de plusieurs établissements scolaires de l’Académie de Versailles. Ce projet était financé par Le Ministère Jeunesse et Solidarité au titre de l’appel à projet Culture 2010. Des temps communs ont permis le rencontre des lycéens et des étudiants.

 

Le premier projet de coopération internationale 2012-2013

Fort de l’expérience du premier projet World Crisis Theatre de 2011, le projet 2012-13 proposait cette fois d’associer des artistes professionnels, des jeunes et des représentants de la société civile originaires du Portugal, d’Italie, d’Islande, de Grèce, de Suède, de France et d’autres pays Européens invités. L’objectif global était de mener une enquête, provoquer une réflexion commune et initier propositions artistiques et documentaires sur le thème de la crise.

Cela s’est concrétisé notamment au travers de différents workshops et la création de plusieurs pièces de théâtre dont l’une rassemblait des artistes venant des différents pays partenaires. Au travers de cette expérience, des citoyens d’Europe se sont interrogés sur la crise, un phénomène qui bouleverse leurs économies, leurs sociétés et leur perception du monde, et ont pu donner naissance à des propositions à la fois artistiques et citoyennes.

Le calendrier d’action a permis d’atteindre ces objectifs et de leur donner la portée espérée, autant pour les participants amateurs que professionnels engagés dans le projet.

En effet, cette phase du projet a permis d’allier enquêtes et actions sur le terrain. Les pays partenaires ont pu constituer des équipes mêlant des participants amateurs ou professionnels, de différents âges et différents horizons (l’équipe portugaise regroupait par exemple un jeune performer, un jeune photographe, deux jeunes écrivains, autre exemple, l’équipe italienne réunissait des acteurs professionnels d’âges et d’univers artistiques très divers, associés à des jeunes, l’équipe suédoise était quant à elle essentiellement composée de jeunes étudiants originaires d’une région sinistrée…). À partir des enquêtes de terrain et/ou de travaux d’écriture, les différents partenaires ont développé un corpus commun de textes dans lequel ils ont ensuite puisé pour l’écriture et la création de formes théâtrales courtes. Ces pièces ont été appelées les “réponses” (Answers) en ce sens qu’elles prenaient le relais de la pièce anglaise (The Power of Yes) écrite en 2009 par le dramaturge David Hare sur la crise financière vécue en Grande Bretagne — source d’inspiration pour la démarche documentaire de World Crisis Theatre.

Cette première année a ainsi associé des recherches sur les terrains européens, rencontres, enquêtes locales et communication des résultats à distance, puis période de travail en Grèce.

> workshop Européen Sifnos Crisis sur l’Ile de Sifnos (Juillet 2013) avec 65 participants de 12 pays, organisé en coopération avec Mezzanines Spectacles et l’Université Panteion d’Athènes.

>  répétitions de The Power of Yes à Athènes (une semaine en août). Dans la salle de Versidepsio (lieu alternatif récemment ouvert dans une zone industrielle en friche). Elle a permis de confronter le texte original datant de 2009 focalisé sur la crise financière avec les différentes enquêtes réalisées durant le projet. Cette phase a abouti à la représentation d’une première maquette théâtrale ensuite représentée à Epidaure, dans le petit théâtre antique.

Un des premiers enseignements artistique de cette période a été de poser la question de l’adaptation du texte original. The Power of Yes a montré ses limites dans les débats entre artistes de l’équipe, en ce sens que son contenu ne permettait pas d’inclure la dimension européenne de façon satisfaisante. A l’issue de l’expérience, les artistes ont convenu de plancher sur une réécriture inspirée de The Power of Yes et dont le titre final sera The European Crisis Games.

> 3 jours de représentations dans le cadre du festival international d’Epidaure (fin août 2013). Le festival d’Epidaure a été l’occasion de représenter une première maquette The Power of Yes librement inspirée de de David Hare, rassemblant sur scène des artistes des différents pays participants, ainsi que les formes théâtrales créées localement : Cyclops’ survival, Panteion Drama Centre (Athènes, Grèce) /Esposti a tutto, The International Theatre (Rome, Italie) / A Reposta, ExQuorum (Evora, Grèce) / The Satyr play, Bildung und Integration (Berlin, Allemagne)

3 jours World Crisis Theatre, Festival International d’Epidaure, Grèce, Août 2013

L’Université Panteion d’Athènes avait obtenu du Ministère de la Culture et du Patrimoine la mise à disposition du lieu dans le cadre du traditionnel Festival International d’Epidaure. Pour l’ensemble des partenaires du projet, cet événement intégré dans le cadre de la rencontre de jeune à constitué un bonus aussi extraordinaire qu’inattendu, tant le festival d’Epidaure dispose d’une renommée internationale (comparable à Avignon ou Edimbourg). Ainsi, après des travaux menés dans leurs pays respectifs et deux semaines de travaux communs en Grèce, les participants ont eu la possibilité de montrer leurs propositions artistiques et citoyenne au public Grec, venu nombreux du voisinage comme d’Athènes (à 200 km d’Epidaure). Dans un contexte international de crise souvent clivant, c’était l’occasion de montrer une voie possible de coopération européenne par la création artistique. La presse et les médias grecs se sont déplacés pour assister aux différentes propositions et ont proposé une belle couverture à l’événement.

Les activités menées en Grèce à l’été 2013 ont constitué un moment clef pour les résultats du projet World Crisis Theatre. Les partenaires ont envoyé des équipes les représentant pour partager les expériences menées localement et présenter sur scène les résultats de leurs travaux. Ils ont mené ensemble des workshops avec la participation d’amateurs locaux et de jeunes étudiants. En Grèce, l’expérience est saluée en ce sens qu’elle rassemble sur scène des artistes et des citoyens Européens qui tentent ensemble une proposition artistique alors que depuis plusieurs mois dans les rues d’Athènes et dans les opinions publiques européennes les positions se radicalisaient et s’opposent.

 

Le parcours du projet

D’avril à octobre 2014, le projet a proposé un parcours à la fois citoyen et artistique, mais aussi une expérience géographique puisqu’il s’est déroulé dans de nombreux lieux d’Ile de France.

Il a été l’occasion de rencontres inédites entre lycéens et étudiants, amateurs adultes de tous âges, experts (enseignants, chercheurs) et artistes (théâtre et arts visuels). Les rencontres ont créé du commun, une meilleure empathie entre citoyens des différents groupes, des propositions artistiques (installations et théâtre) à destination du grand public et des publications web multimedia permettant d’élargir le public touché par le projet.

⇢ La première moitié du projet, d’avril à juin 2014, a questionné plus spécifiquement le débat européen sur la crise grâce à des workshops, des conférences et des présentations publiques associant des citoyens d’Ile de France et des artistes européens.

Ces activités ont notamment impliqué :

  • des lycéens de 4 établissements  : Joliot Curie, Nanterre (92) — Montesquieu, Herblay (95) — Turgot, Paris 3e — Parc de Vilgénis, Massy (91). Au total, 6 classes de seconde et deux classes de première participeront ( 245 élèves et 10 enseignants)
  • des étudiants de Sciences Po (Projet Collectif de Master) et de l’Université d’Orsay (master). (12 participants)
  • des citoyens amateurs franciliens de toute génération (30 participants)

 

Ces ateliers ont été animés conjointement par les artistes et les experts associés au projet

Ils se sont déroulés dans des lieux très divers de la région parisienne :

4 lycées, 2 universités, une école nationale, un lieu art et sciences (NeticLab Orsay), des lieux culturels (théâtre de Cormeille et d’Herblay, Carreau du Temple, Chapiteau de la Fontaine aux Images).

⇢ Un site dédié à World Crisis Theatre (worldcrisistheatre.com) a été mis en place et a servi d’outil de dissémination vers les publics. Les participants ont aussi utilisé leurs réseaux sociaux pour publier.

⇢ Cette première partie a connu un temps fort avec la rencontre de l’ensemble des participants lors des journées du Printemps de l’Economie à Paris (Lycée Turgot, Cnam, Min. des Finances). Des soirées spécifiques ont été organisées au Carreau du Temple (avant même l’inauguration) qui ont permis la restitution des travaux d’ateliers des lycéens, des étudiants et des citoyens amateurs participants, ainsi que la conférence des scientifiques participants. Une journée de rencontre, workshop et représentation publique a aussi eu lieu au Chapiteau de la Fontaine aux Images de Clichy sous Bois.

Elle a permis la rencontre d’amateur de Seine Saint Denis avec des étudiants de Sciences Po Paris, ainsi que des artistes européens associés au projet.

Chaque présentation a été réalisée dans le cadre d’une soirée où ont également été projetées des images du web documentaire réalisé tout au long du projet, suivie d’un débat associant le public ayant participé en amont. En amont ou en aval des présentations, rencontre de participants volontaires avec des classes de lycée déjà venues assister à une présentation.

⇢ Ensuite, une journée « bilan de mi parcours » s’est déroulée le 24 juin au Carreau du Temple, avec une nouvelle rencontre des publics. Elle a permis de poser des repères (quels participants, quels axes de travail ?) sur le workshop du mois de Juillet qui a ouvert la seconde partie du projet.

 

 

⇢ Ce workshop de Juillet “La Crise au Ventre” a associé des volontaires issus des différentes expériences de la première partie ainsi que des artistes et des experts. L’objectif était de poser les bases ensemble une installation visuelle et théâtrale sur la crise. (voir en annexe le récit de ce workshop par un étudiant de Sciences Po en stage à la Transplanisphère à ce moment).

⇢ L’installation « crise au ventre » a été conçue en septembre sur les bases des recherches du workshop proposé au public amateur du Carreau du Temple en Juillet. Ikse Maître et Bruno Freyssinet ont créé un dispositif mettant en jeu un avatar vidéo capable d’interagir, en miroir avec le public.

Face à deux écran plasma de taille humaine. Le spectateur de l’installation a pu découvrir de façon interactive son reflet intérieur dans le miroir-écran. Il a pu explorer ses différentes zones sensibles réagissant à la crise, comme le cerveau ou le système digestif (second cerveau). Il a aussi pu « traverser » son reflet et ainsi ressentir de façon imagée l’impact de la crise sur son corps.

L’installation a été présentée dans différents événements à Orsay (Université Paris Sud), au Proto 204, en septembre 2014, puis encore au Carreau du Temple dans le cadre de grande journée de rencontres entre les artistes en résidence et le grand public (We are le Carreau).

⇢ En Novembre, un projet collectif a été initié avec des étudiants de Sciences Po Master 1 (promotion 14-15) afin d’évaluer, avec le recul, l’ensemble de la démarche. Ils ont réfléchi a un nouveau projet permettant de transformer cette expérience en support pédagogiques vidéo susceptible d’être utilisés dans le futur par d’autres publics. Ce projet s’est nommé Polart Circle, il a effectivement débuté en 2016 avec l’aide du Programme Erasmus+ Partenariat Stratégique

 

 

> sur le project Wolrd Crisis Theatre La Transplanisphère a assuré la coordination artistique, l’administration et logistique européenne, la recherche de financement en France, co-organisation des périodes de représentation en France.[:en]Project: European artistic and civic cooperation between Germany, France, Greece, Iceland, Italy Portugal and Sweden on the theme of the financial crisis and its consequences in Europe

Website: worldcrisistheatre.com

Period: 2012-2014

Main partners:
The Transplanisphere (France, coordinator)
Ledra Studio (Greece)
Ex Quorum (Portugal)
Vera-Liv (Iceland)
International Theater (Italy)
Teatermaskinen (Sweden)
Bildung & Integration (Germany)

Support:
EU / Culture Program Strand 1.2.1 – Cooperation projects
Region Ile de France
Hippocrene Foundation
Paris City Hall (Paris Europe Label)
Spedidam
OFAJ-DFJW
DG Artes

Partners FR:
Carreau du Temple (Paris)
Institute of Political Studies of Paris / section Culture – collective projects
Young National Theater (Paris)
Ensatt – National School of Theater Arts and Techniques (Lyon)
ESAD (School of Dramatic Art, Paris)
Fijad
European Youth Parliament (Paris – Europe)

 

[arve url= »https://www.dailymotion.com/video/x16gtf7″ /]

 

The 2008 financial crisis turned into an economic crisis, a crisis of states and a crisis of society. The consequences of the crash were at work in Europe and in the world in a variety of forms, economic, social and political.

How to find a meaning, how to appropriate a subject as vast and elusive? Why design an artistic and civic approach to react to this world that often inspires us feelings of fear, injustice or revolt?

 

The European Crisis Games, designed and directed by Bruno Freyssinet, on Tour, Evora (Portugal)

World Crisis Theater proposed to associate artists, young people and representatives of civil society from 7 European countries: Germany, France, Greece, Iceland, Italy Portugal and Sweden, all affected by the crisis to a high degree. These are structures of different size, status and artistic practices that have come together around this project

The aim was to lead a joint reflection through an investigation and an artistic experience. Among the results of the project: the creation of a play about the origins of the financial crisis associated with the writing and the representation of a second play on the consequences of this crisis. Other coins have also been created in some participating countries (Italy, Portugal, Sweden)

The project started in 2011 and then took on a European dimension from 2012 to 2014.

Through this experience, European citizens have questioned a phenomenon that has disrupted their economies, their societies and their perception of the world. Together they have resulted in the creation of an open, positive and stimulating work.

 

 

Genesis

In September 2009, we wanted to include the exploration of the financial crisis in the projects of the company Transplanisphere. At that time, we had the example of The Power of Yes written by the English playwright David Hare, whose company had staged Stuff Happens in 2008 at the Amandiers de Nanterre.

The unique documentary approach adopted by David Hare to write his play inspired the World Crisis Theater project then conducted by the Transplanisphere. In 2011, we organized a student meeting in Nanterre that was already looking to question the crisis, involving 25 young Europeans from the London School of Economics, Frei Universitat Berlin, Galatasaray Istanbul and Sciences Po Paris. This project was associated with workshop work with high school students and students from Nanterre. These experiments had already resulted in theatrical proposals.

As a result, we launched an international cooperation initiative that brought together artistic teams from 7 European countries to question the crisis together. We then widened the lines of work in order to tackle the debt crisis, the social crisis and the radicalization of relations between Europeans following this crisis (notably North / South). This second project was supported by the Culture program of the European Commission. It ended in June 2014.

For Ile de France, we have devised a specific proposal for the year 2014 that has associated partners and regional participants. With different public high school students, students and adults, we experienced the wealth of artistic creation confronted with political expression, against the backdrop of the project’s relationship with Europe and the world. Concretely, World Crisis Theater in Ile de France allowed a series of workshops with the public and performances in Ile de France of a show The European Crisis Games as well as a La Crise au Ventre installation.

 

The World Crisis Theater project


The prefiguration student project
with the support of Youth Delegation 92 and the European Peja Program

 

World Crisis Theater proposed, in February 2011, the one-week meeting between professional artists and young students from 4 European countries (Germany, France, Great Britain and Turkey). Their common ambition was the creation of a small theatrical form on the financial crisis. The project was based on David Hare’s play The Power of Yes, a documentary investigation at the heart of the financial crisis in Britain.

 

workshop and presentation at Nanterre-Amandiers, debate at the Agora de Nanterre, presentation at Sciences Po Paris, feb. 2011

 

The student component of the project was designed with a group of Master students from Sciences Po Paris as part of the World Crisis Theater Collective Project. With the support of the Transplanisphere, they obtained a European Youth Aid (PEJA) to organize with the Transplanisphere a meeting of students from 4 European Universities of Berlin (Freie), Istanbul (Galatasaray), London (London School of Economics) and Paris (Sciences Po). The meeting took place in February 2011 in Nanterre and Paris.

A high school component was also organized by Transplanisphere. It brought together a group of 15 high school students volunteers from several schools of the Academy of Versailles. This project was funded by the Ministry of Youth and Solidarity under the Culture 2010 call for projects. Common times allowed the meeting of high school students and students.

 

 

The first international cooperation project 2012-2013

 

Building on the experience of the first World Crisis Theater project in 2011, the 2012-13 project proposed this time to bring together professional artists, young people and civil society representatives from Portugal, Italy and Iceland. from Greece, Sweden, France and other European countries invited. The overall objective was to conduct an investigation, provoke a common reflection and initiate artistic and documentary proposals on the theme of the crisis.

This materialized in particular through various workshops and the creation of several plays, one of which brought together artists from different partner countries. Through this experience, citizens of Europe have questioned the crisis, a phenomenon that disrupts their economies, their societies and their perception of the world, and have given birth to both artistic and citizen proposals.

 

The action schedule has made it possible to achieve these objectives and to give them the expected reach, as much for the amateur and professional participants involved in the project.

Indeed, this phase of the project allowed to combine investigations and actions in the field. Partner countries have been able to build teams of amateur and professional participants of different ages and backgrounds (the Portuguese team included for example a young performer, a young photographer, two young writers, another example, the Italian team gathered together professional actors of various ages and artistic worlds, associated with young people, the Swedish team was mainly composed of young students from a disaster area …). From the field surveys and / or the writing work, the various partners developed a common corpus of texts in which they then drew for the writing and the creation of short theatrical forms. These plays have been called « Answers » in that they took over from the play « The Power of Yes » written in 2009 by playwright David Hare on the financial crisis in Britain – source inspiration for the documentary approach of World Crisis Theater.

This first year has thus associated research on European sites, meetings, local surveys and communication of results at a distance, then work period in Greece.

 

> European Sifnos Crisis workshop on Sifnos Island (July 2013) with 65 participants from 12 countries, organized in cooperation with Mezzanines Spectacles and the Panteion University of Athens.

> rehearsals of The Power of Yes in Athens (one week in August). In the Versidepsio room (alternative place recently opened in a waste industrial area). It allowed to compare the original text dating from 2009 focused on the financial crisis with the various surveys carried out during the project. This phase resulted in the representation of a first theatrical model then represented at Epidaurus, in the small ancient theater.

One of the first artistic teachings of this period was to ask the question of the adaptation of the original text. The Power of Yes showed its limits in debates between artists of the team, in that its content did not allow to include the European dimension satisfactorily. At the end of the experiment, the artists agreed on a rewriting inspired by The Power of Yes and whose final title will be The European Crisis Games.

> 3 days of performances in the framework of the international festival of Epidaurus (end of August 2013). The festival of Epidaurus was the opportunity to represent a first model The Power of Yes freely inspired by David Hare, gathering on stage artists from the different participating countries, as well as theatrical forms created locally: Cyclops’ survival, Panteion Drama Center (Athens, Greece) / Esposti a tutto, The International Theater (Rome, Italy) / A Reposta, ExQuorum (Evora, Greece) / The Satyr play, Bildung und Integration (Berlin, Germany)

 

3 days of World Crisis Theater, International Epidaurus Festival, Greece, August 2013

 

The Panteion University of Athens had obtained from the Ministry of Culture and Heritage the availability of the venue as part of the traditional Epidaurus International Festival. For all the partners of the project, this event integrated in the framework of the youth meeting was a bonus as extraordinary as expected, as the Epidaurus festival has an international reputation (comparable to Avignon or Edinburgh). Thus, after work carried out in their respective countries and two weeks of joint work in Greece, the participants were able to show their artistic and civic proposals to the Greek public, who came from both the neighborhood and Athens (200 km from Epidaurus). In an often conflicting international crisis context, it was an opportunity to show a possible way of European cooperation through artistic creation. The Greek press and media moved to attend the various proposals and offered a nice coverage to the event.

The activities in Greece in the summer of 2013 were a key moment for the results of the World Crisis Theater project. The partners sent teams to represent them to share local experiences and present the results of their work on stage. They conducted workshops together with the participation of local amateurs and young students. In Greece, the experience is greeted in the sense that it brings together on stage European artists and citizens who are trying together an artistic proposal whereas for several months on the streets of Athens and in the European public opinions the positions were radicalized. and oppose.

 

 

The project path

 

From April to October 2014, the project proposed a journey that is both citizen and artistic, but also a geographical experience since it took place in many places in Ile de France.

It was an opportunity for unprecedented meetings between high school students and students, adult amateurs of all ages, experts (teachers, researchers) and artists (theater and visual arts). The meetings created common, better empathy between citizens of different groups, artistic proposals (installations and theater) for the general public and multimedia web publications to expand the audience reached by the project.

⇢ The first half of the project, from April to June 2014, specifically questioned the European debate on the crisis through workshops, conferences and public presentations involving citizens of Ile de France and European artists.

 

These activities included:

high school students from 4 institutions: Joliot Curie, Nanterre (92) – Montesquieu, Herblay (95) – Turgot, Paris 3rd – Parc de Vilgénis, Massy (91). In total, 6 classes of second and two classes of first will participate (245 pupils and 10 teachers)
students from Sciences Po (Collective Master Project) and the University of Orsay (master). (12 participants)
amateur citizens of the Île-de-France region (30 participants)

 

 

These workshops were co-facilitated by the artists and experts associated with the project

They took place in very different places in the Paris region:

4 high schools, 2 universities, a national school, a place of art and science (NeticLab Orsay), cultural venues (theater of Cormeille and Herblay, Carreau du Temple, Capital of the Fountain Images).

⇢ A site dedicated to World Crisis Theater (worldcrisistheatre.com) was set up and served as a dissemination tool to the public. Participants also used their social networks to publish.

⇢ This first part was a highlight with the meeting of all the participants during the Days of the Economy Spring in Paris (Turgot High School, Cnam, Min of Finance). Specific evenings were organized at the Carreau du Temple (even before the inauguration) which allowed the restitution of the workshop work of the high school students, the students and the participating amateur citizens, as well as the conference of the participating scientists. A day of meeting, workshop and public performance was also held at the Chapiteau de la Fontaine at Images de Clichy sous Bois.

It allowed the meeting of amateur Seine Saint Denis with students of Sciences Po Paris, as well as European artists associated with the project.

Each presentation was made in the context of an evening where images of the web documentary were made throughout the project, followed by a debate involving the public who participated upstream. Upstream or downstream of the presentations, a meeting of volunteer participants with high school classes who have already attended a presentation.

⇢ Then, a « mid-term review » day was held on June 24 at Carreau du Temple, with a new audience meeting. It made it possible to set benchmarks (which participants, which axes of work?) On the workshop of the month of July which opened the second part of the project.

 

 

⇢ This July workshop « Crisis in the Belly » involved volunteers from different experiences of the first part as well as artists and experts. The goal was to lay the foundations together a visual and theatrical installation on the crisis. (see attached the story of this workshop by a student of Sciences Po internship at the Transplanisphere at this time).

⇢ The installation « crisis belly » was designed in September on the basis of research workshop proposed to the public amateur Carreau du Temple in July. Ikse Maître and Bruno Freyssinet have created a device involving a video avatar capable of interacting, mirroring the audience.

Faced with two human-sized plasma screens. The viewer of the installation was able to discover interactively its reflection inside the mirror-screen. He was able to explore his various sensitive areas that responded to the crisis, such as the brain or the digestive system (second brain). He was also able to « cross » his reflection and thus feel the impact of the crisis on his body.

The installation was presented in various events at Orsay (University Paris Sud), at Proto 204, in September 2014, and again at Carreau du Temple as part of a great day of meetings between artists in residence and the general public (We are the Carreau).

⇢ In November, a collective project was initiated with students of Sciences Po Master 1 (promotion 14-15) in order to evaluate, with hindsight, the whole approach. They thought about a new project that could transform this experience into video teaching support that could be used in the future by other audiences. This project was named Polart Circle, it actually started in 2016 with the help of the Erasmus + Strategic Partnership Program

 

> about the project Wolrd Crisis Theater The Transplanisphere provided artistic coordination, European administration and logistics, the search for funding in France, and co-organization of periods of representation in France.

 

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